Les chats ne sont pas de petits chiens : leurs besoins, leur santé et leurs soins diffèrent.
La résorption dentaire est une condition commune et douloureuse des chats. Elle représente une atteinte progressive des tissus durs de la dent, formant des cavités qui rendent la dent sensible et fragile, jusqu’à la résorption complète et/ou la fracture de la couronne.
Qui est à risque? De 20 à 75 % des chats en sont affectés, parfois dès 2 ans; le risque augmente avec l’âge.
Cause? Inconnue à ce jour (diète, génétique évoquées). On ne peut pas en prévenir l’apparition ni en ralentir la progression.
Signes : la douleur est subtile — perte d’appétit, refus de la nourriture sèche, salivation, toilettage réduit; parfois une dent manquante ou du tissu rouge vif à la base d’une dent.
Diagnostic : la radiographie dentaire sous anesthésie est la seule façon certaine, car plusieurs lésions ne touchent que les racines.
Traitement : l’extraction est le seul traitement efficace. Il est important de faire évaluer les chats d’âge moyen annuellement.
Qu’il vive à l’intérieur ou à l’extérieur, la vaccination est la meilleure prévention contre les virus communs entre chats. Le vaccin de base (panleucopénie féline, calicivirus, herpèsvirus/rhinotrachéite) protège contre des maladies respiratoires et digestives qui voyagent dans l’air ou persistent dans l’environnement — on peut les rapporter à la maison sans le savoir.
Le vaccin contre la rage est parmi les plus importants : maladie mortelle, transmissible à l’humain, sans traitement disponible. Pour les chats qui sortent, la protection contre la leucémie féline (FeLV) et le sida félin (FIV) est de mise — des maladies incurables. Mieux vaut prévenir que guérir.
Généralement causé par une tumeur bénigne de la thyroïde, l’hyperthyroïdisme entraîne une production excessive d’hormones. Il affecte surtout le chat (très rare chez le chien) et touche plusieurs systèmes, surtout le cœur et les reins.
Les premiers signes : perte de poids malgré un appétit accru, soif et urine augmentées, hyperexcitation, parfois léchage excessif. Le diagnostic se fait par prise de sang. Plusieurs traitements existent (iode radioactif, chirurgie, comprimés) et offrent une vie plus longue et de meilleure qualité.
Il peut être tentant de traiter nos animaux avec nos propres médicaments. Mais les chats ne sont pas de petits humains! L’acétaminophène est très dangereux, même à très faible dose, car le chat n’a pas l’enzyme pour le transformer adéquatement. La molécule devient toxique et peut entraîner la mort.
Soyez toujours prudent avec les médicaments humains (même certains onguents!) et demandez conseil à votre vétérinaire avant d’en administrer.
Détecter la douleur chez un chat est un défi : moins actifs et plus indépendants, leurs changements de comportement sont subtils. Un chat qui ne monte plus sur les meubles peut cacher une douleur articulaire; un refus de la litière, une douleur à lever la patte; un dos rond ou des yeux plissés, une douleur abdominale; une agressivité nouvelle, un malaise.
Si vous notez un changement, aussi subtil soit-il, consultez. Ce n’est pas parce qu’un chat mange bien et ne vocalise pas qu’il est nécessairement confortable.