Vaccination, parasites, anesthésie, tests sanguins…
De l’information pour mieux comprendre comment prendre soin de votre animal.
Le glucose est une molécule dérivée des sucres ingérés par l’animal, essentielle aux cellules pour produire de l’énergie. Il circule dans le sang et entre dans les cellules grâce à l’insuline. Lorsque le pancréas ne produit plus assez d’insuline, on parle de diabète mellitus de type 1. Le glucose s’accumule alors dans le sang puis est éliminé dans l’urine sans être utilisé. Un autre type, surtout chez le chat et souvent lié à l’obésité (type 2), survient lorsque le pancréas produit l’insuline mais que les cellules n’y sont plus sensibles — cette forme est parfois réversible!
On le rencontre chez les chiens et chats d’âge moyen à avancé. Les animaux atteints boivent et urinent davantage, puis perdent du poids malgré un bon appétit. Le diabète prédispose aux infections, aux cataractes, à l’hypoglycémie et à la kétoacidose (une urgence sévère). Une visite chez votre vétérinaire confirme le diagnostic par prise de sang et analyse d’urine, et permet de débuter rapidement le traitement (insuline, diète faible en glucides, exercice régulier). Le traitement est rarement curatif, mais mène à une bonne qualité de vie.
Beaucoup de produits et d’aliments domestiques sont dangereux, voire mortels, pour votre animal. La liste est longue; en voici des exemples :
Une règle demeure : ne JAMAIS donner un médicament sans l’avis de votre vétérinaire. Si votre animal est malade, ne le médicamentez pas vous-même — appelez-nous.
En cas de contact : 1) rester calme et agir vite; 2) prendre le nom du produit et garder l’emballage; 3) noter la concentration et la quantité approximative; 4) appeler votre vétérinaire ou un centre d’urgence avec le poids de l’animal; 5) suivre les directives. Ne jamais faire vomir l’animal sans avis professionnel.
Ligne antipoison pour animaux : 1 (800) 548-2423 (anglophone seulement). Des frais s’appliquent, mais peuvent réduire grandement la facture en identifiant la meilleure thérapie.
L’analyse du sang révèle des informations très variées. Plusieurs situations en justifient la recommandation :
L’anesthésie générale endort votre animal pour un acte diagnostique (radiographie, biopsie) ou thérapeutique (chirurgie, détartrage). Elle n’est pas sans risque, mais un bon examen général et des tests appropriés (prise de sang, radiographie thoracique) permettent de détecter les anomalies qui pourraient l’augmenter.
Lorsqu’aucune anomalie n’est détectée, l’anesthésie se fait en confiance. Sinon, elle peut être retardée le temps de corriger le problème, ou le choix des médicaments et la surveillance sont ajustés. La sécurité de votre compagnon demeure notre plus haute priorité.
La thérapie au laser est une modalité médicale avancée qui permet de réduire efficacement l’œdème (enflure) et la douleur, tout en accélérant la guérison des tissus. Cette technique non invasive s’intègre fréquemment dans les plans de traitement de diverses affections cliniques.
Le laser thérapeutique est particulièrement bénéfique pour la gestion de nombreuses conditions, notamment :
La durée d’exposition, la fréquence et le nombre total de séances sont variables et sont rigoureusement adaptés selon la nature et la chronicité de la condition traitée.
Bien que les applications de cette technologie soient vastes, l’utilisation du laser est strictement contre-indiquée dans les cas suivants :
La puce est très fréquente chez nos animaux. Fait surprenant : la contamination se fait surtout par l’environnement, et non par contact direct. Seule la puce adulte est parasitaire et reste sur son hôte; les œufs tombent dans l’environnement et s’y développent. Au Québec, août et septembre sont les mois de plus forte infestation.
Une femelle pond des dizaines d’œufs par jour : un couple peut produire 16 millions d’individus en moins de 3 mois! Les puces peuvent rendre l’animal anémique, transmettre un parasite digestif (Dipylidium) et causer des allergies cutanées. Les humains peuvent aussi être piqués.
Le traitement doit viser l’animal ET son environnement, et inclure tous les animaux de la maison. Les produits topiques ou oraux vétérinaires protègent un mois; la décontamination de l’environnement prend environ 6 mois. Ces produits servent aussi en prévention.
L’obésité n’est pas une simple condition : c’est une maladie aux conséquences néfastes. De plus en plus courante, elle découle du manque d’exercice et d’un excès de nourriture ou de gâteries.
Chez le chat, la conséquence la plus importante est le diabète (type 2), avec aussi l’arthrose, le mégacôlon et des infections urinaires. Chez le chien, c’est surtout l’arthrose précoce, des infections de peau dans les replis, des problèmes respiratoires (races à nez plat) et des infections urinaires. Il est bien plus facile de prévenir l’obésité — nourriture de qualité, quantités contrôlées — que d’y remédier.
La stérilisation (castration ou ovario-hystérectomie) se fait habituellement vers six mois, idéalement avant la première chaleur. Elle contrôle la surpopulation et réduit des problèmes de comportement : marquage urinaire, fugues, batailles, et la forte odeur d’urine du mâle (surtout chez le chat).
Elle prévient aussi des problèmes de santé : infections utérines (pyométrite), problèmes de prostate, et cancers des testicules, ovaires et glandes mammaires. Chez la chienne, elle évite les saignements des chaleurs (2 à 3 semaines, deux fois l’an). La chatte, elle, miaule beaucoup en chaleur et attire les mâles.
La tique est un parasite externe de plus en plus présent dans nos régions. Certaines transmettent des maladies, dont la maladie de Lyme, qui peut aussi affecter l’humain. Un test de dépistage est recommandé chez le chien, souvent combiné au test du ver du cœur.
La tique ressemble à une petite masse grisâtre ou brunâtre sur la peau, de taille variable selon le sang ingéré. Il est recommandé de consulter pour la retirer correctement et l’analyser. Examinez attentivement la peau de votre animal, surtout au retour des promenades estivales en forêt.